Des dates fausses et des inscriptions mystérieuses sur la première dalle Ecrosnes
Plusieurs détails intriguent sur cette dalle :  
 
La date de 1485 n’y figure pas. Et rien dans ce que nous savons de la famille d’Ecrosnes ne renvoie à cette date. En 1485 Antoine d’Ecrosnes était seigneur de Boigneville depuis 8 ans (sous tutelle vu son jeune âge). Mystère ! 

• La date de décès de Jean d’Ecrosnes et Marguerite de Verdun son épouse qui y figure est 1477 (on lit bien : LESQUELS SONT DECEDES LAN DE GRACE 1477). Cette date est fausse : c’est le fils de Jean, Pierre (le jeune) qui est mort en 1477 (4) . Jean apparaît pour la dernière fois en 1468 lors de la signature d’un bail (5). On peut faire l’hypothèse que cette dalle a été réalisée à la fin du 16ème siècle ou au début du 17ème siècle par Jacques ou François d’Ecrosnes, ce dernier ayant donné par ailleurs des preuves de sa connaissance approximative de ses ancêtre. 

• L’inscription centrale, très effacée, et commençant par « CIGISTMISI » ne figure pas dans la description de 1694. Il s’agit manifestement d’un chevalier, sans doute seigneur de Boigneville, enterré là avec sa femme. Mais rien ne permet pour l’instant de les identifier. Mystère ! 

• Pierre d’Ecrosnes et son épouse Catherine des Mazzis ne sont pas morts tous deux en 1508 comme gravé sur la dalle. Pierre, on l’a vu, est décédé en 1477. Son épouse sans doute également : on trouve la trace d’un « acte de souffrance » (délai supplémentaire accordé pour prêter foi et hommage) accordé en 1477 par Hélion de Tranchelion, seigneur du Coudray, à Jeanne du Broullat aïeule maternelle des enfants de feu Pierre d'Ecrosnes et Catherine des Mazzis (6). Les deux sont donc bien morts la même année, mais en 1477 et non en 1508.. 

• Enfin Antoine d’Ecrosnes est mort en 1521 (et non 1514) et Bertranne de Fesnières vers 1531, si l’on croit le Chanoine Hubert, d’Orléans (7).